<?xml version="1.0" encoding="ISO-8859-1"?><rss version="2.0"><channel><title>Dégustons.com - Forum</title><link>http://www.degustons.com</link><description>Les dernier sujets du forum de Dégustons.com</description><managingEditor>webmestre@degustons.com</managingEditor><language>fr</language><generator>Dégustons.com</generator><copyright>Dégustons.com</copyright><webMaster>Sébastien Gemeline</webMaster><item><author>N.Gemeline</author><title>ÉDITO : Les vins d'aileurs...</title><link>http://www.degustons.com/index.php?rubrique=forum&amp;action=lire&amp;sujet=246</link><description>Merci pour ton Édito Vincent. C'est vrai qu'en France on n'est pas toujours super curieux !!!! :-) Est-ce la peur de l'inconnu ou de la fierté mal placée ? Peut-être un peu des deux. Quoi qu'il en soit, il est parfaitement impossible de développer ses goûts d'amateur sans sortir de l'hexagone. Je me suis rendu compte assez récemment aussi de mes graves lacunes ! À part les standards du nouveau monde et les incontournables du bassin méditerranéen je n'y connais pas grand chose en vin finalement... J'ai survolé environ 5% du vignoble cultivé... La honte ! Depuis quelques mois je me balade en Allemagne et expérimente avec plaisir et stupeur ce que je lis sur ce pays depuis des années sans en avoir goûté que quelques très rares verres... Quelle grave erreur ! Que 2011 soit donc l'année de l'ouverture totale. Ça va être dur, déstabilisant, ça va demander de la concentration mais sûr qu'au final l'expérience en vaudra largement la peine....</description></item><item><author>Julien</author><title>Concernant les millésimes exceptionnels</title><link>http://www.degustons.com/index.php?rubrique=forum&amp;action=lire&amp;sujet=245</link><description>Il est effectivement regrettable que Bordeaux nous annonce le millésime du siècle à peu près une fois l'an... 
J'évoque seulement Bordeaux puisque je suis en prise directe avec les vignerons, négociants et courtiers de la région. 
Reprenons la décennie passée
2000: largement surcoté, ce millésime est parfait pour les superstitieux. Quant à la qualité objective des vins, hormis les premiers et quelques exceptions... c'est mou.
2001: Sans doute l'affaire de la décennie à Bordeaux. Homogénéité, équilibre, garde, prix raisonnables, bref, du bonheur.
2002: Décrié je ne sais pas trop pourquoi. Effectivement, année compliquée rive droite. En revanche, la rive gauche donne d'excellents résultats, notamment dans les graves (voire haut bailly)  
2003: Trop chaud, a souvent donné de la compote. Sauternes exceptionnels.
2004: C'est bon, globalement, et par expérience, je dirais que certains 2004 iront plus loin que 2005.
2005: A prendre avec des pincettes, eu égard aux tarifs démentiels et à une qualité générale franchement hétérogène. 
2006: Je le préfère généralement à 2005, pour sa tension et sa structure tannique. A mon sens , évoluera lentement, et, comme pour 2004, on pourrait avoir de grosses surprises à l'avenir en comparant à 2005.
2007: Millésime gourmand à boire plus vite que les autres. Ça a osmosé sévère, en 2007. Gare aux vins techniques. Bon en blanc.
2008: Equivalent à 2001 sur la rive droite. Un beau millésime de garde. Rive gauche pas encore goûtée. Bonnes affaires à saisir.
2009: Halte au stress! 2009 est sûrement fantastique, si l'on se cantonne à Pomerol, Margaux et St Julien. Très irrégulier à St Emilion. Et puis c'est pas donné.
2010: pas encore goûté, mais les vignerons ont atteint des degrés alcooliques digne des portos. Il va y avoir du sport dans les chais. Vivement mars!...</description></item><item><author>Julien</author><title>Concernant les millésimes exceptionnels</title><link>http://www.degustons.com/index.php?rubrique=forum&amp;action=lire&amp;sujet=244</link><description>Il est effectivement regrettable que Bordeaux nous annonce le millésime du siècle à peu près une fois l'an... 
J'évoque seulement Bordeaux puisque je suis en prise directe avec les vignerons, négociants et courtiers de la région. 
Reprenons la décennie passée
2000: largement surcoté, ce millésime est parfait pour les superstitieux. Quant à la qualité objective des vins, hormis les premiers et quelques exceptions... c'est mou.
2001: Sans doute l'affaire de la décennie à Bordeaux. Homogénéité, équilibre, garde, prix raisonnables, bref, du bonheur.
2002: Décrié je ne sais pas trop pourquoi. Effectivement, année compliquée rive droite. En revanche, la rive gauche donne d'excellents résultats, notamment dans les graves (voire haut bailly)  
2003: Trop chaud, a souvent donné de la compote. Sauternes exceptionnels.
2004: C'est bon, globalement, et par expérience, je dirais que certains 2004 iront plus loin que 2005.
2005: A prendre avec des pincettes, eu égard aux tarifs démentiels et à une qualité générale franchement hétérogène. 
2006: Je le préfère généralement à 2005, pour sa tension et sa structure tannique. A mon sens , évoluera lentement, et, comme pour 2004, on pourrait avoir de grosses surprises à l'avenir en comparant à 2005.
2007: Millésime gourmand à boire plus vite que les autres. Ça a osmosé sévère, en 2007. Gare aux vins techniques. Bon en blanc.
2008: Equivalent à 2001 sur la rive droite. Un beau millésime de garde. Rive gauche pas encore goûtée. Bonnes affaires à saisir.
2009: Halte au stress! 2009 est sûrement fantastique, si l'on se cantonne à Pomerol, Margaux et St Julien. Très irrégulier à St Emilion. Et puis c'est pas donné.
2010: pas encore goûté, mais les vignerons ont atteint des degrés alcooliques digne des portos. Il va y avoir du sport dans les chais. Vivement mars!...</description></item><item><author>ojai</author><title>RIP Monsieur Lapierre</title><link>http://www.degustons.com/index.php?rubrique=forum&amp;action=lire&amp;sujet=242</link><description>Une fois n'est pas coutume, un petit mot pour vous féliciter  pour cet édito sur Monsieur Lapierre qui m'a fait verser une petite larme (mais pas de Beaujolais malheureusement).
J'ai bu il y a peu, lors d'une dégustation entre amis, une de ses œuvres (Morgon 2008)  et cette bouteille m'a carrément bluffée.
Bue (presque) sans faire exprès après un Château Kirwan 2001 monolithique et pas drôle pour un sou (pourtant la bouteille elle en vaut  des sous). 
Non seulement elle a écrasé le franco-anglois susnommé sur tout les plans (sauf le coté chiant) mais en plus elle a remotivé et redynamisée la populace sur la dégustation qui avait pris un sale coup au moral.
C'est rare d'éprouver un tel plaisir avec un vin.
Ce qui nous as permis de gouter un vin de paille du même niveau dans la foulée mais c'est une autre histoire....</description></item><item><author>Isto</author><title>Faut-il chasser le naturel ?</title><link>http://www.degustons.com/index.php?rubrique=forum&amp;action=lire&amp;sujet=237</link><description>Faut-il chasser le naturel ?

Ayant manqué la soirée sur les vins naturels en octobre, je me suis rattrapé en allant faire un tour au premier salon parisien des vins naturels, ou plus exactement : la 1ère présentation internationale de l'Association des Vins Naturels.
Pour ne rien faire comme tout le monde, c'était un lundi, il pleuvait des cordes. Les visiteurs s'enfonçaient dans le parc, avec ou sans parapluie jusqu'au Pavillon du Lac, très joli bâtiment à colonnes et verrière. Encore un escalier à grimper et nous y étions. Beaucoup de monde. Un verre en cadeau à l'entrée (plus grand que celui offert aux Caves Particulières), déjà un bon point.
Je passe devant un stand de bouquins : que des ouvrages sur le bio, le naturel, la biodynamie, Marcel Lapierre,... on dirait presque une secte.
Et maintenant à l'attaque ! On se faufile entre les groupes pour atteindre les tables disposées autour d'une très grande pièce vitrée. Les vins sont mélangés, comme leurs auteurs. On pique une bouteille, se sert, avale ou recrache, comme on veut. Et au suivant. Tout le monde connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un... Moyenne d'âge trente/quarante, pas plus, aussi bien producteurs que dégustateurs. Encore une différence avec les Caves Particulières où on navigue plutôt dans les cinquante/soixante. Autour de moi, même les plus jeunes font preuve d'une science et d'une assurance qui force le respect. Le vin mouline sec sur les papilles. 
Parlons-en donc, des vins. N'ayant qu'une demi-heure devant moi, pour éviter de me disperser je prends la route des blancs. J'en connaissais un : le Sancerre de Sébastien Riffault. Avec son goût de pomme, de jus de fruit fraîchement pressé, son ampleur, sa longueur légèrement sur la noix, ce vin m'a conquis dès le premier verre. Un peu ambré il a l'air fait avec des raisins bien mûrs.  A part une forte acidité et un peu de minéralité, on ne reconnaît pas un Sancerre mais quelle importance ? Ce vin est bon, même très. J'ai justement l'occasion de féliciter son auteur, très jovial avec son ventre solide et précoce pour un trentenaire. Après son Akméniné 2008, on passe à la découverte des autres productions. La première qui tombe sous la main fait l'affaire. C'est un Champagne  : Vouette et Sorbée - Fidèle.  Très bonne impression ! Bulles fines, foncé bien que jeune. Il parait qu'il coûte assez cher. Puis du Bois sans soif d'O Lemasson, pas mal sans plus. Et encore dans l'ordre de mes notes : Pouilly Fumé d' Alexandre Bain, Le Buisson Pouilleux, un Touraine dont je n'ai pas noté le vigneron et enfin un Chassagne Montrachet, 1er cru Abbaye de Morgeot. Et là, quand même, je me suis dit qu'il y avait quelque chose de bizarre : tous ces vins, de régions, de cépages, de producteurs différents avaient un sacré air de famille. On aurait dit des cousins qui s'étaient refilé la même recette, ce qui est un peu le cas puisque les techniques du vin naturel son les mêmes pour tous : pas ou peu de traitement et pas de souffre (avec juste un peu de crottin de cheval entre les ceps comme engrais pour les plus jusqu'au boutistes). 
Traits communs : une robe plus foncée que d'habitude, un côté oxydatif, en espérant que j'emploie ce terme à bon escient. (par oxydatif je veux dire des arômes qui se rapprochent d'un vin élevé sous levure, comme le Vin Jaune) des notes de pomme ou de tarte aux pommes. Ceci en plus du trouble et du dépôt inhérent aux vins non filtrés. J'ai donc l'impression que ce retour au naturel dont à priori il n'y a que des bonnes choses à penser (qui veut du vin trafiqué, chimiqué ?) uniformise les appellations. Leur typicité s'efface. Hormis le Sancerre, mon coup de coeur de la dégustation fut pour le Pouilly Fumé d'Alexandre Bain mais, encore une fois, sans l'étiquette j'aurais eu du mal à reconnaître cette appellation que j'affectionne pourtant particulièrement. C'est comme si deux vins se superposaient ou même s'affrontaient dans la bouteille, puis dans la bouche : le côté fin, vif et vert du Pouilly mélangé à la largeur d'une tarte aux pommes. 
Cette dégustation m'a un peu déstabilisé, d'autant plus que certains vins m'ont beaucoup déplu. Je n'ai pas noté leurs noms mais je me souviens d'un savagnin, qu'on imaginerait favorisé par une culture et un élevage naturels, particulièrement mauvais selon moi.
Alors (comme on dit dans Capital) qu'en conclure ? Rien pour l'instant à mon avis. La plupart de ces vins n'existaient pas il y a quelques années. Ils vont progresser, chacun dans son terroir. Souvent déjà bon, ils trouveront sûrement le moyen de se rapprocher de leurs caractéristiques locales. Et il faudra encore goûter.
C'est ça le problème, on n'a jamais fini.

Pour ceux qui veulent retrouver ces vins naturels sans faute d'orthographe et présentés par des fans : 
un blog sympa : http://www.onboitquoicesoir.fr/actualites

Le site des producteurs : http://www.lesvinsnaturels.org/index.php

J'ai bien mérité un verre tiens....</description></item></channel></rss>
